Le chat

Il faut bien mourir de quelque chose
Me dit un chat aventureux;
De stupidité, de peur ou de pénurie
De poésie, d’amour ou de whisky
Mais il faut bien mourir.
Il faut partir de telle façon
Que les yeux de la mort
Pleurent avec passion
D’une vie si pure prendre.
Mourir ne pourrait jamais
Être quelque chose nette
Sans que l’on lui laisse
L’art qui reste pour naître.
Je regarda le chat vivre
Toujours en harmonie
Avec le temps et sa nature
Il maîtrise la quiétude.
Et ce comportement
Enivra avec ardeur
La flamme renaissante
D’une âme réjouissante.
Et entre les griffes du félin
Ecœurées de la guerre sans fin
J’ai aperçu mon être défilant
Face aux portes de la raison.
Le chat m’a quitté sans adieu
Une larme a lâchée mon œil
L’autre œil resta souriant
Face aux neuves expériences.

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