Conversation with a broken lady #23

‘I don’t know anything anymore’, she told me an October night, ‘since he left, I’m lost inside my routine, I don’t know how to do basic things like brushing my teeth or eating a meal. I don’t know how to survive so far from his side. I don’t feel right away from his arms. It amazes me how dependent I may be, how broken I truly admit.’

‘ You know girl? ‘, I replied after sipping my transparent wine, ‘ It’s okay to be lost. We all are. But you have everything you can depend of in front of you, and it is not me nor someone different from you. I’d do anything I could for your well being, but your wholeness I could never achieve. No-one can but you. We are our own masters, the writers of our world, we have everything we need inside our beings. There lies the truth. I know, believe me I do, what it is to love someone more than yourself, to think of more than you could imagine, but you can’t be his savior like he can’t be yours. You could help each other, but never be the answer. You think too much, and don’t see the clarity of it. You’re more than you think, you have to find what to accomplish. You’re human knowing how rare that it’s today. So keep loving baby, but do not forget to love yourself first. ‘

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Conversation with a broken lady #22

‘Je crois m’ avoir trompée de vie’, elle dit un froid soir d’été, ‘j’ étais sûre d’avoir compris la vie, que la vérité me montrerai le calme hors de la ville. Mais rien ne marche jamais. Je fuis toute chose qui me donne du bonheur, je ne suis pas faite pour ce genre de splendeur. J’ai vécu les meilleurs moments de mon existence et pourtant je déteste être tombée pour un artiste. Maintenant il chante, il écrit, il peint sur mon existence et cela me cause une peine terrible, car je suis une personne horrible. Je ne veux plus repousser les gens mais je ne les veux pas près de mon cœur, je ne sais pas ce que je veux mais je sais ce que je fuis.’

‘Pauvres sont nous’, j’ai répondu joint à la main, ‘nous humains, nous êtres étranges. On se balade sur cette terre, l’on cherche la paix spirituelle mais l’on se rends pas compte que l’on possède déjà tout ce dont on a besoin. La vie tu ne la comprendras jamais, car il n’y a rien à comprendre. Un artiste c’ est quelqu’un qui opprimé la vie à la recherche de réponses, un peu comme un scientifique. L’artiste cherche un sens dans l’air qu’il respire, dans la nature qu’il cultive, dans les yeux qu’il admire. Quand un artiste a cette impulsion de créer pour toi, de faire de toi une œuvre d’art, tu sais que jamais tu ne mourras. Car entre les fines lignes, ou les traits abstraits de sa création; tu trouveras une galaxie entière de vérité et d’éternité.  Et tu sauras que tu ne t’étais pas trompée. A un moment ou un autre tu devrais l’affronter, et le mieux c’est que tu sois celle que la peine a réussi à surmonter et recréer. Toujours recréer.’

Conversations with a broken lady #17

‘Should we go ahead and take back the person that’s in our heads?’ she asked me as the sun came down, ‘should we forgive and forget all the pain they came along? Should I accept him back just because the memories are driving me mad? I don’t know what to think anymore, I know what my heart wants but I don’t think my brain speaks the same code.’
‘There’s something you should know,’ I replied sincerely, ‘the people who can brake your walls, and make everything just grow and glow, can brake you too. There is some kind of danger in every relationship, you give yourself to the other person and you expect, hope maybe, that they’re going to treat it good, when you’re in love you’re blind and insensitive to the consequences, you hide yourself from the bad in the world and you expect everything to be as magic as the moment that you were with that person. But when the ultimate reality – to quote Huxley – comes, you’re not yours anymore, there’s some crucial parts missing, the parts you gave away, for a good cause surely even if it doesn’t feels like it right now. And those parts are what you’re missing, you can try ahead and live them with someone else, it’s never going to be the same, but it could be better anyway.’
And we stood there, filled with questions without answers as the moon came up and we hugged, she cried and the caterpillars laughed.

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Conversations with a broken lady #16

‘Je viens de m’apercevoir que t’es cette personne’,  elle me dit autour d’un café matinal, ‘quand je te voit j’ai cette impression que tu es la  ‘personne’ dont on nous parle si souvent. Le jour où toute cette fantaisie se verra envahie par une routinière inévitable mélodie et que nous cesseront d’être, toi et moi, un seul, ce jour là je t’aurai dans ma tête pour l’éternité. T’es la personne qui va jamais m’abandonner intérieurement, celle dont je penserai les soirs de pleine lune même si à mes côtés tu ne seras plus; et les nuits d’hiver quand tu seras pas là pour me réchauffer. Le romance a une date d’expiration, le vrai amour nous hante toute notre existence comme un fantôme insatiable. Et je suis heureuse pour cela, même si je sais que je souffrirai. L’amour c’est du pur masochisme. Et toi, tu seras ma salvation et mon arme de destruction.’
‘L’amour est bien égoïste;’ j’ai répondu en allumant ma cigarette, ‘aimer une personne qui nous aime pourrai être considéré comme un geste égocentrique, du narcissisme en état primaire. Rien ne dure, le temps est une machine sans arrêt qui conspire contre nos rêves. Et l’amour, entre outre, se bat depuis le début pour nous montrer un monde de fantaisie où le temps ne devient qu’un mot dans le dictionnaire. Si jamais ce moment termine je veux que tu sache que chaque moment passé à ton côté, même les pires batailles interminables et, maintenant appris, sans sens réel étaient les meilleures parties de ma journée. On ne devrai jamais regretter ce qui nous a provoqué un sourire. Si demain on change d’avis et on veut brûler cette imaginaire maison que l’on a créé, je pleurerais pas, j’aurai sûrement un petit sourire sous mes lèvres nostalgiques car elles sont plus sur les tiennes. Un sourire pour tous les moments où du temps on s’évadeait et on célébrait cet amour qu’on semble détester, s’en méfier.’

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Conversation with a broken lady #15

‘Tu sais ?’, elle me dit un coucher de soleil hivernal, ‘des fois je me sens comme une question sans réponse, comme si tous mes efforts pour trouver et garder une raison digne de vivre ne serviraient qu’à empirer la situation. Je le revoit et je ne sais plus quoi dire, mon âme veut exprimer des milliards de mots mais ma bouche reste inamovible. Effrayée face au défit. Tout ce qui m’entoure change et je ne semble pas attraper le rythme de la noble dance. J’ai peur de rester toujours comme ça, de ne plus pouvoir différencier ce qui est réel de ce qui je l’est pas.’
‘On vit dans un monde d’âmes muettes,’ je lui répondu entre murmures, ‘les gens emprisonnent leurs esprits face à la peur au rejet. On a peur de ne pas être accepté tel que l’on est donc on change notre façon d’être par rapport à la moyenne, établi par un archaïque système. On se fait emprisonner par nos différentes possessions et l’on fini par leur appartenir. Ta raison de vivre tu la trouvera dans toi même, quand la lune le soleil elle relève, ta raison de vivre n’est pas un autre être vivant mais quelque chose de bien plus grand. Parfois on semble ne pas trouver les mots, pour expresser ce que l’on ressent, ceci à créé l’emploie au poète, de trouver la rime parfaite, pour expresser ce qu’il ressent, ce qu’il voit, ce que le monde offre. Donc ne te soucis pas, un jour les mots tu trouvera, pour l’instant contente toi de le regarder dans les yeux, et quand dans les tiens il se sera noyé, ma belle, son attention tu attirera.’

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