Le chat

Il faut bien mourir de quelque chose
Me dit un chat aventureux;
De stupidité, de peur ou de pénurie
De poésie, d’amour ou de whisky
Mais il faut bien mourir.
Il faut partir de telle façon
Que les yeux de la mort
Pleurent avec passion
D’une vie si pure prendre.
Mourir ne pourrait jamais
Être quelque chose nette
Sans que l’on lui laisse
L’art qui reste pour naître.
Je regarda le chat vivre
Toujours en harmonie
Avec le temps et sa nature
Il maîtrise la quiétude.
Et ce comportement
Enivra avec ardeur
La flamme renaissante
D’une âme réjouissante.
Et entre les griffes du félin
Ecœurées de la guerre sans fin
J’ai aperçu mon être défilant
Face aux portes de la raison.
Le chat m’a quitté sans adieu
Une larme a lâchée mon œil
L’autre œil resta souriant
Face aux neuves expériences.

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Taper sur la machine à 4h18 jusqu’à que vos doigts saignent un peu

Comment converses-tu avec une personne
Si vos lèvres ne sont pas entièrement
Destinées à la parole véridique
Qui submerge cette existence non-pudique ?
Les mots de l’âme éclipsés
Par nos messages mal structurés,
La flamme du cœur enivrée
De vertu, de vin et de poussière.
L’on est comme des anges tombés de l’Olympe
Entre les dieux l’on s’est révolté
Car leurs idéaux nous surmontaient
Et les démons nous proposaient une rampe
Vers un monde plus candide
Où les humains vivent en harmonie
Sans se soucier des normes préétablies
Qui guident et affaiblissent
Notre cœur et esprit.
Il n’y a rien de plus honnête
Et de plus humainement vrai
Qu’une conversation entre deux
Qui dérive sans objection ;
Une personne parle et l’autre écoute,
Sans penser à la réponse avant qu’elle s’écroule
Entre les mensonges et les paroles
Des indignes d’être présents.
Alors écoutons le chant des Hommes
Et laissons de côté le jugement
Prends la main de ton camarade
Et arrêtons ces algarades.

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J’ai baisé la mort 

Son maquillage coulait 

Elle pleurait, elle pleurait, 

Entre la profondeur de sa gorge 

Mon membre était bloqué. 

Elle aimait, elle aimait 

Quand c’était dur et animé, 

Comme une sauvage elle me torche 

Et mon dos elle griffait. 

Ses lèvres grandissant 

Tout autour du gland, 

Ses yeux se dilatataient

Quand ses seins elle découvrait. 

C’était pas une chienne 

C’était une déesse, 

Elle jouissait en silence 

Se divertissait entre rôles. 

L’amour la rendait aveugle 

Mon membre devenait anxieux, 

Son bijou dansant me parlait 

Son arrière m’a empoisonné. 

La meilleure façon de coucher 

Est de baiser jusqu’à la mort, 

Quand elle viendra nous chercher

Notre vivacité lui fera peur. 

Conversation with a broken lady #22

‘Je crois m’ avoir trompée de vie’, elle dit un froid soir d’été, ‘j’ étais sûre d’avoir compris la vie, que la vérité me montrerai le calme hors de la ville. Mais rien ne marche jamais. Je fuis toute chose qui me donne du bonheur, je ne suis pas faite pour ce genre de splendeur. J’ai vécu les meilleurs moments de mon existence et pourtant je déteste être tombée pour un artiste. Maintenant il chante, il écrit, il peint sur mon existence et cela me cause une peine terrible, car je suis une personne horrible. Je ne veux plus repousser les gens mais je ne les veux pas près de mon cœur, je ne sais pas ce que je veux mais je sais ce que je fuis.’

‘Pauvres sont nous’, j’ai répondu joint à la main, ‘nous humains, nous êtres étranges. On se balade sur cette terre, l’on cherche la paix spirituelle mais l’on se rends pas compte que l’on possède déjà tout ce dont on a besoin. La vie tu ne la comprendras jamais, car il n’y a rien à comprendre. Un artiste c’ est quelqu’un qui opprimé la vie à la recherche de réponses, un peu comme un scientifique. L’artiste cherche un sens dans l’air qu’il respire, dans la nature qu’il cultive, dans les yeux qu’il admire. Quand un artiste a cette impulsion de créer pour toi, de faire de toi une œuvre d’art, tu sais que jamais tu ne mourras. Car entre les fines lignes, ou les traits abstraits de sa création; tu trouveras une galaxie entière de vérité et d’éternité.  Et tu sauras que tu ne t’étais pas trompée. A un moment ou un autre tu devrais l’affronter, et le mieux c’est que tu sois celle que la peine a réussi à surmonter et recréer. Toujours recréer.’

L’insoutenable drogue 

Je veux créer de l’art 

Pas pour, mais sur toi;

Je veux te lire des poèmes 

Et t’entendre rire de ce phénomène 

Dont j’en parle si peu et sent trop, 

Écrire des milliers de vers sur ton dos. 

Je sais que ton cœur est brisé 

Et tu rêves qu’il soit épuisé, 

Mais le temps fait autant de mal 

Qu’il n’en fait de bien. 

Car une personne comme toi 

Ne finira jamais sa conquête 

D’un monde de savoir 

Et de choses éphémères. 

Je pourrais le dire et écrire 

Une centaine de fois 

Mais ton âme se limite 

Au mal auquel elle croit. 

C’est cela qui te rends toi 

Et personne d’autre il voudra. 

Ses mains se baladait sur le piano 

Comme sur la Lune le petit Pierrot 

Se balançait en suivant l’escargot,

Et mon âme était touchée 

Et mon cœur réanimé. 

Sa voix était une mélodie 

Qu’entre les nuages démordit 

Mes amollissantes pensées, 

Entre les heures du passé. 

Ton sourire est comme le vin 

Après une longue journée de dédin,

Dans tes yeux je m’envole 

Vers un nouveau monde;

Celui dont je parlais 

Quand je rimais, 

Celui dont j’ai rêvé 

Le jour de mon arrivée. 

Alors laisse moi t’écrire, 

Et ne lâche pas ton sourire, 

Car tout ce qui t’entoure 

Tu illumines, 

Et peut-être ces pauvres rimes 

Pourront mieux que moi te dire, 

Que tu es l’insoutenable drogue 

Qui renouvelle mes forces.