L’insoutenable drogue 

Je veux créer de l’art 

Pas pour, mais sur toi;

Je veux te lire des poèmes 

Et t’entendre rire de ce phénomène 

Dont j’en parle si peu et sent trop, 

Écrire des milliers de vers sur ton dos. 

Je sais que ton cœur est brisé 

Et tu rêves qu’il soit épuisé, 

Mais le temps fait autant de mal 

Qu’il n’en fait de bien. 

Car une personne comme toi 

Ne finira jamais sa conquête 

D’un monde de savoir 

Et de choses éphémères. 

Je pourrais le dire et écrire 

Une centaine de fois 

Mais ton âme se limite 

Au mal auquel elle croit. 

C’est cela qui te rends toi 

Et personne d’autre il voudra. 

Ses mains se baladait sur le piano 

Comme sur la Lune le petit Pierrot 

Se balançait en suivant l’escargot,

Et mon âme était touchée 

Et mon cœur réanimé. 

Sa voix était une mélodie 

Qu’entre les nuages démordit 

Mes amollissantes pensées, 

Entre les heures du passé. 

Ton sourire est comme le vin 

Après une longue journée de dédin,

Dans tes yeux je m’envole 

Vers un nouveau monde;

Celui dont je parlais 

Quand je rimais, 

Celui dont j’ai rêvé 

Le jour de mon arrivée. 

Alors laisse moi t’écrire, 

Et ne lâche pas ton sourire, 

Car tout ce qui t’entoure 

Tu illumines, 

Et peut-être ces pauvres rimes 

Pourront mieux que moi te dire, 

Que tu es l’insoutenable drogue 

Qui renouvelle mes forces. 

Conversation with a broken lady #21

‘Penses tu que l’art soit ‘bon’ pour notre santé ?’ elle murmura un âpre dimanche hivernal, ‘dessiner à toujours été ma seule source d’évasion, sans elle je me sentirai perdue, l’angoisse me remonterait aux entrailles, je serai un complexe paradoxe sans solution. Mais au même temps, l’art peut-être une des causes principales de ma dépression. Pénétre mon âme et envahi mon esprit, représente le noir en moi et le blanc de l’oubli.’ 

‘Tu sais la beauté de l’art ‘, lui dis-je refermant ma couverture, ‘se trouve dans sa complexité. L’ art n’est rien de plus simple que la vie ou la mort. L’art c’est de la philosophie, de l’anatomie, des sciences et des émotions. On ne peut jamais réussir dans l’art, car il n’est pas parfait comme l’on semble vouloir le démontrer; tout comme notre vie ne l’es plus. Mais quand tu prend ton crayon ou tu prends une photo, tu es entrain de capturer un instant, ton âme a réussi à communiquer avec les sensibles notes artistiques qui se baladent entre nous et créer quelque chose de unique, un mélange de toi et le monde autour. Pour un instant tu possèdes et contrôles un instant complet. Donc ta question devrait plutôt être : la vie est-elle “bonne” pour notre santé ?’

Entre les bras de la Seine 

​On vit comme des Rockstars 

Noyées dans l’excès et l’extase 

Nouvelle raison de boire chaque soir

‘Passe moi un feu pour allumer mon joint.’

Dans la plénitude de la vie

On roule sans défit 

Pour passer un autre jour 

Et pas gâcher notre tour. 

Les nuits on se rassemble 

Comme d’êtres d’un autre temps 

Et l’on discute et le silence 

Parfois nous provoque 

Mais nous restons immortels 

Entre une ou une centaine de bières.

Ces nuits froides 

Et les jours chaleureux 

Réveillent en moi le sentiment 

D’un temps meilleur 

Où la Lune me draguait

Et le Soleil je fuyais. 

Vivre la nuit 

Est une expérience unique 

Entre les bras de la Seine 

Le bonheur réjouit

Et on ne vaut plus la peine. 

Maintenant dans cet sobre monde

Les mots semblent défiler 

Devant mon anxieux être 

Sans que je puisse les attraper.

Et mon être se voit noyé 

Dans le désespoir et la solitude 

De ne plus se voir inspiré 

Par ces majestueuses paronamiques. 

Conversations with a broken lady #16

‘Je viens de m’apercevoir que t’es cette personne’,  elle me dit autour d’un café matinal, ‘quand je te voit j’ai cette impression que tu es la  ‘personne’ dont on nous parle si souvent. Le jour où toute cette fantaisie se verra envahie par une routinière inévitable mélodie et que nous cesseront d’être, toi et moi, un seul, ce jour là je t’aurai dans ma tête pour l’éternité. T’es la personne qui va jamais m’abandonner intérieurement, celle dont je penserai les soirs de pleine lune même si à mes côtés tu ne seras plus; et les nuits d’hiver quand tu seras pas là pour me réchauffer. Le romance a une date d’expiration, le vrai amour nous hante toute notre existence comme un fantôme insatiable. Et je suis heureuse pour cela, même si je sais que je souffrirai. L’amour c’est du pur masochisme. Et toi, tu seras ma salvation et mon arme de destruction.’
‘L’amour est bien égoïste;’ j’ai répondu en allumant ma cigarette, ‘aimer une personne qui nous aime pourrai être considéré comme un geste égocentrique, du narcissisme en état primaire. Rien ne dure, le temps est une machine sans arrêt qui conspire contre nos rêves. Et l’amour, entre outre, se bat depuis le début pour nous montrer un monde de fantaisie où le temps ne devient qu’un mot dans le dictionnaire. Si jamais ce moment termine je veux que tu sache que chaque moment passé à ton côté, même les pires batailles interminables et, maintenant appris, sans sens réel étaient les meilleures parties de ma journée. On ne devrai jamais regretter ce qui nous a provoqué un sourire. Si demain on change d’avis et on veut brûler cette imaginaire maison que l’on a créé, je pleurerais pas, j’aurai sûrement un petit sourire sous mes lèvres nostalgiques car elles sont plus sur les tiennes. Un sourire pour tous les moments où du temps on s’évadeait et on célébrait cet amour qu’on semble détester, s’en méfier.’

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Nostalgie enfantine

Je marchait dans les rues de parisiennes
Avec un joint sur mes détruites lèvres
Quand j’apperçu un jeune enfant
D’entre huit et dix ans.
Le regard sur son visage enfantin
Tout mon être transporta
Dans un monde d’innocence,
De prise de conscience.
J’ai senti les années passer
Devant moi comme un carrousel
J’ai senti la présence d’un manque,
Un manque de confiance.
La confiance que je possédait
Quand le visage rempli de glace,
Sans me soucier des gens qui traînaient,
Embrassant l’enfantine grâce.
Son regard vidé de mal
Perdu dans l’espace
Me fit penser au mien
Maintenant vide d’espoir,
Et je tira une nouvelle late.
La fumée me fit réfléchir
Sur le rythme de ma vie
Depuis mon enfance blanchi
Toujours à la dérive.
Je suis perdu dans le mal
La guerre, les hommes, et les femmes;
Je voit des horreurs chaque matin
Et tout semble m’achever
Dans ce monde si cruel.
Mais le regard de cet enfant
Me donna un nouveau espoir
Et entre toute la fumée
J’ai su une fois de plus renaître.

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