Deux mois de folie

<< – Allô? Il y a quelqu’un? Tu m’entends?
– Euh, non, désolé. Il y a quelque chose qui me perturbe. Je n’arrive pas à t’entendre.
– Tu vas bien?
– Oui, plus que bien, c’est juste…j’essaye de t’écouter mais je me perds dans tes yeux. J’arrive pas a me concentrer. Pardonne-moi. >>

Laurette et moi étions assis au comptoir de mon bar préféré. Ça faisait déjà deux moi qu’on était ensemble. Je n’avait jamais vu une fille si belle; des yeux verts comme une plaine plate en un mois de Janvier, douce et brûlante chevelure d’une couleur jaune sable et lèvres rouge passion. Elle savait te faire rire en tout instant, et elle s’efforçait pour te faire sourire tout le temps. Les gens du village la traitaient de conne, mais c’était une des filles les plus intelligentes que je n’avait jamais rencontré. Peut-être qu’ils étaient jaloux de sa beauté naturelle, je ne sais pas.

Ce soir là on était partis pour fêter notre anniversaire comme couple. Je n’avait jamais eu une relation si durable avec une femme. Et, même après deux mois de relation, j’étais toujours fasciné par son charme.

On a fini nos verres et on est rentré chez moi. Arrivés, je l’ai sauté dessus et on a baisé jusqu’à l’arrivé de l’aube.

Un jour j’ai eu de l’attendre finir ses cours d’anglais. Quand elle m’a vue à la sorti elle est sautée sur moi, comme si ça ferait trois mois qu’elle m’aurai pas vu, ce qui n’était pas le cas. Les gens ont besoin de marquer leur territoire, surtout quand ils sont exposés au reste du monde. C’est ce qu’elle faisait avec moi ce matin-là. Je peux vous dire que même si je trouve cela une action stupide et qui manque de maturité, j’ai bien aimé que quelqu’un me fasse rentrer dans cet étrange rituel. Après ce câlin affectif et quelques baisers passionnées, elle m’a dit bien fort:

<< – Je t’aime.
– J’aime tes fesses.
– Quoi!? Je te dis que je t’aime pour la première fois et tout ce que t’as a dire c’est: “J’aime tes fesses!?”
– Je croyais que tu voulais que je disse la vérité.
– Alors, tu m’aime pas?
– Non.
– Et qu’est-ce que tu fais avec moi, alors? Tout ce temps là tu ne sentais rien du tout pour moi? Va te faire foutre!
– Attends. Je ne t’aime pas, je t’adore. Je pense a toi chaque seconde du jour, tous les jours. Tu m’as connu dans un moment difficile de ma vie. Avant je détestait me lever le matin. Je cherchait une raison pour le faire et je ne trouvait aucune. La vie n’avait rien à m’offrir et moi je n’avait plus rien à lui offrir. Maintenant j’adore les matins, je me lève et je ne cherche plus des raisons pour le faire. J’ai une raison qui me suffit. La raison c’est toi. Je me lève que pour te voir. Seulement te voir me rends heureux. Si tu veux que je te disse “je t’aime”, je le ferai. Mais si je ne le dis pas, c’est parce que ce que je sens pour toi ne peux pas être exprimé avec des mots. Crois moi. Je cherchait des mots pour le définir mais je les ai pas trouvé. C’est comme ta beauté, j’ai toujours essayé de la décrire avec des mots mais je ne suis jamais arrivé. >>

Elle m’a prit dans ses bras, et elle m’a emmené jusqu’aux chiottes. La-bas je lui est arraché sa minijupe en lassent ses petites culottes roses à découvert. J’adore ce genre de culottes. J’ai enlevé sa culotte avec mes dents en essaient en vain de ne pas trop la casser. Après j’ai monté Laurette sur moi et on a baisé sur le lave-mains. Ce jour là on a baisé comme de singes volants toute la journée.

Le matin suivant je me suis levé avant elle. Pendant que je m’habillait je me suis amusé à observer Laurette dormir. C’est merveilleux voir une femme se reposer. Elles sont si belles quand elles dorment. Je devait partir, je n’avait pas le temps pour le faire, mais j’avais trop envie de me coucher à côte d’elle et je l’ai fait. Sa chevelure reposait sur mon nez, je pouvait sentir l’odeur de son parfum, cette odeur qui me séduisait et me laissait sans mots. Je suis resté comme ça jusqu’à son réveil. Pendant qu’elle préparait le petit-déjeuner je suis sortir faire les courses. Comme bon jeune homme qui a vécu toute sa vie tout seul j’étais habitué à faire les courses à ma manière. Quand je suis retourné je me suis rendu compte que je n’étais plus tout seul et on s’est retrouvé avec quatre litres de bière, deux bouteilles de vin et trois pizzas congelés pour manger.

<< – Tu n’est pas habitué à avoir compagnie féminine, n’est-ce pas ?

– Les femmes boivent aussi.

– Tu bois beaucoup ?

– Jamais assez.>>

Laurette n’étais pas fâchée avec moi pour boire, elle arrivé même à me comprendre. Je n’ai pas un problème avec la gnôle, je buvait seulement pour essayer de embellir ma triste vie. Mais maintenant j’avais Laurette et sans me rendre compte j’ai commencé à arrêter de boire et fumer, au mois comparé avec ma dose ancienne. Je n’avait plus besoin. Pour la première fois de ma vie j’avais quelqu’un qui s’inquiétait pour moi et j’ai à dire que j’aimais bien la sensation. Je pourrais même dire que j’aimais Laurette.

Un jour elle est arrivé à la porte de chez moi, elle pleurait. Je pouvait voir ses larmes tomber, ses yeux vert étaient couverts d’elles, j’avais une sensation angoissante horrible. Elle venait à me dire qu’elle partait. Ses parents déménageaient et elle devait partir avec eux, c’était la meilleure chose pour elle, je le savait, mais je voulait pas qu’elle parte. J’avais besoin d’elle, je ne pouvait plus vivre sans entendre son étrange rire. Je voulait lui demander de venir vivre avec moi mais je savait que cela signifiai arrêter ses études et perdre un merveilleux futur qui l’attendait. C’était trop tard pour tout cela. Tout ce que j’ai fait c’est lui faire un câlin puis l’embrasser. Cette sensation était horrible, et je sentais que j’étais en train de mourir à l’intérieur. Avant qu’elle parte je l’ai regardé droit dans les yeux, toujours couverts de larmes. Cette horrible sensation quand tu la regarde dans les yeux pour la dernière fois. Je ne pouvait plus. Quand elle est parti j’ai prit mon portefeuille, mes clés et je suis parti. Je suis rentré dans le premier bar que j’ai trouvé, j’ai commandé un shot de Jack Daniel’s et un grand verre de whisky. Je pouvait entendre November Rain de Guns’n’Roses sonner derrière moi. J’ai bu le shot à coup sec, j’ai répété l’action avec le whisky et j’ai commandé deux de plus. Et là que je me retrouvait à nouveau, seul avec ma solitude. Ces tristes yeux verts vont m’accompagner jusqu’à la fin de mes jours.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s