Conversation dans un vieux bar

<< Une gentille femme est le plus beau cadeau qu’on puisse recevoir.>> Charles Bukowski.

Luc était un jeune faux poète. Il écrivait des histoires et des vers, mais il ne se considérait pas écrivant ou poète. Il aimait écrire. C’est tout ce qu’il faisait. Il écrivait pour ne pas pleurer, pour essayer de trouver un sens à sa minable existence. Il fréquentait beaucoup les bars. Une nuit comme les autres il était assit au comptoir avec son scotch quand une blonde fille s’approcha.

<< – Que peut-faire un homme comme toi dans un endroit comme celui-ci ?, demanda-t-elle.

– Chercher la simple et merveilleuse solitude d’un verre de scotch.

– Solitude ? Pourquoi voudrait quelqu’un être seul?

– Pour ne pas finir comme le reste de tarés. Tu bois quelque chose ? >>

Luc l’acheta un verre, et ils sont commencé à discuter.

<< – Et tu fais quoi de ta vie normalement?

– Je traîne mon corps par tout, à la dérive.

– Rien d’autre ?

– Je passe mon temps à réaliser trois activités: lire, écouter de la musique et écrire.

– Tu écris? Tu écris sur quoi?

– Je n’en sais rien. Sur l’humanité, l’alcool, les bombes, les singes volants, les femmes…

– Tu écris sur les femmes? Tu écris des mauvaises choses sur les femmes? Tu pense qu’on est méchantes?

– Non, bien sûr que non. La vie sans femmes serait une grand erreur. Mais je crois qu’elles ne connaissent pas leur pouvoir.

– Quel pouvoir?

– Le pouvoir qu’elles ont sur les hommes. L’influence, la malheur qu’elles lui provoquent.

– Explique-toi.

– Tu aime une femme, mais après ton passé tu as peur de lui parler, soudain tu découvre qu’elle te parle, qu’elle aussi te regarde, tu dévient de plus en plus amoureux et en ce moment là, elle te trompe. >>

Après quelques verres, ils sont partis du bar. Luc s’est arrêté acheter trois litres de bière et une bouteille de whisky. Il a proposé d’aller chez lui et elle a accepté.

Arrivés Luc a ouvert un des litres et il l’a offert à la fille.

<< – Comment t’as dit que tu t’appelle déjà?

– Je ne l’ai jamais dit.

– Tu pourrais me le dire maintenant.

– Ça n’a pas d’importance.>>

Il a ouvert la bouteille de whisky et s’est rempli un verre. Il l’a enfilé et s’est rempli un deuxième. Elle a fini par lui dire son prénom et lui raconter ses problèmes. Les gens adorent raconter ses problèmes aux autres. J’ai toujours été un bon écouteur. Tu trouve la solution aux problèmes des autres mais ta vie continu à être pénible.

<< – Tu savait que tu est extraordinairement belle ?

– Personne me l’avait dit.

– Personne? Je te crois pas.

– C’est la vérité.

– Elles ont raison alors.

– Qui a raison ?

– Les femmes pensent que les hommes sont des idiots. Si tu me dit la vérité et il n’y a aucun qui t’a déjà parlé sérieusement de ta beauté alors elles ont raison, on est tous des idiots. >>

Ils sont restés des heures à se regarder. Si il y a quelque chose de fascinant chez les femmes, c’est ses yeux. T. s’était assise sur Luc, Luc n’arrêtait pas de la regarder, droit dans les yeux. Ils étaient d’une couleur marron clair comme le chocolat, on avait l’impression de pouvoir se noyer à l’intérieur. Ses longs, soyeux, blonds cheveux comme le sable me fessaient délirer. Tout en elle était parfait. Je n’ai jamais su pourquoi elle restait avec un type comme moi.

On a passé toute la soirée à picoler. On buvait et on se regardait. On n’avait pas besoin de parler, un simple regard suffisait. On est passé toute la nuit comme ça, puis je me suis endormi.

Le matin suivant je me suis levé à midi comme toujours et elle n’était plus là. J’ai cherché partout dans la maison, mais elle était parti. Elle était parti sans laisser un mot. J’ai ouvert un de litres de bière qui restait de la nuit précédente et je suis retourné au lit. J’ai dormit jusqu’au soir et j’ai décidé d’aller au bar.

Un fois la-bas j’ai commandé un verre et je me suis assit au bar. Luc et sa manie de se faire de faux espoirs, quel con ! Le barman a changé de chaîne de radio et maintenant Wish You Were Here de Pink Floyd sonnait. Tout était à nouveau comme avant. Solitude. Il buvait blonde la bière pour se souvenir de ses cheveux. Il avait passé la meilleure soirée de sa vie avec elle, et ils n’avait même pas baisés ! C’était son effet sur les femmes. Il ne pouvait pas attendre plus. Il y a des hommes qui ne sont pas faits pour être avec des femmes, pour être aimés. J’aurai toujours son souvenir, le jour que j’ai rencontré la femme la plus belle du pays.

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